Projet de loi portant fixation de quota : Le cadre de concertation des organisations intervenant sur le genre dénonce une violation des droits humains

25Des insuffisances graves qui s’apparentent à un recul démocratique. C’est le constat fait par le Cadre de concertation des organisations intervenant sur le genre et la participation politique des femmes, sur le projet de loi portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidats et candidates aux élections législatives et municipales au Burkina. Adopté le 11 octobre 2019 par l’exécutif burkinabè et transmis à l’Assemblée nationale pour adoption, ledit projet de loi a fait l’objet d’une conférence de presse ce samedi 23 novembre 2019.

Pour le Cadre de concertation des organisations intervenant sur le genre et la participation politique des femmes, l’heure n’est plus aux verbiages stériles. « Aujourd’hui, ce que nous attendons de l’Assemblée nationale, c’est qu’aucun projet de loi qui viole les droits humains ou qui met à mal les droits de spécificités ne puisse être adopté », a noté Martine Yabré, porte-parole du cadre.

S’exprimant sur le chapitre 4 dudit projet, Martine Yabré dit relever l’absence de mesures dissuasives qui garantissent le respect des droits des femmes et des hommes en matière de participation aux élections. A titre d’exemple, l’article 10 du projet de loi dispose : « Tout parti politique, regroupement de partis politiques ou regroupement d’indépendants qui respecte les dispositions de la présente loi bénéficie d’un surplus de financement public, au titre de la campagne électorale ».

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